Panauti Children’s garden (PCG)


En 2009, la quasi totalité de nos protégés avaient terminé le cycle d’études secondaires, obtenu leur SLC (School Leaving Certificate, équivalent du bac), et quitté Panauti. Nous nous sommes alors demandés à quels besoins pouvaient répondre nos locaux. Suite à de nombreuses réunions et entretiens avec les familles bénéficiaires de notre aide, la nécessité de la prise en charge des tout petits est apparue comme une évidence. Nous avons ainsi créé un jardin d’enfants (Panauti Children’s garden) dans l’ancienne maison des enfants.

Les enfants du jardin d’enfants sont sélectionnés parmi les plus démunis vivant à distance raisonnable du bâtiment : il s’agit, pour la plupart, d’enfants de travailleurs agricoles ou d’artisans déjà aidés par le biais du Centre Médico-Social.

C’est ainsi qu’une quarantaine d’enfants sont admis quotidiennement pendant que leurs parents sont au champ ou à l’atelier. L’accueil y est totalement gratuit. Cependant, une participation financière, même symbolique, est demandée à tous les parents pour le financement des tenues scolaires, en fonction de leurs revenus.

Le jardin d’enfants est sous la responsabilité de Sabita, présidente de PA.S.A, notre association partenaire au Népal. Pour en assurer le fonctionnement, quatre postes d’enseignants/encadrants ont été créés, occupés par des ex-pensionnaires de PCH ou des ex-bénéficiaires du CMS sensibilisés à la pédagogie Montessori, très implantée au Népal.

Le poste de Sukumari, didi historique de la Maison des Enfants depuis 1993 a été réaménagé. Nous lui avons confié l’intendance du lieu. Elle leur prépare quotidiennement un déjeuner équilibré visant à compenser les carences alimentaires qui ont pu être identifiées par le biais du CMS.

À l’issue de leurs trois années au sein du PCG, les enfants entrent dans les écoles publiques de la vallée de Panauti, grâce au soutien du CMS.

Le PCG est un succès depuis sa mise en place. Il s’est forgé une réputation d’exemple pour les autres jardins d’enfants de la région. Cependant les besoin à l’échelle de la vallée de Panauti dépassent largement la limite de nos moyens humains et financiers. Nous refusons des demandes émanant de familles qui sont pourtant dans la plus grande précarité. Cette réalité douloureuse fait partie des nombreuses questions qui accompagnent notre action.

 


Texte mis à jour en janvier 2016

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